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dimanche 21 novembre 2010

Candy épisode 4: les papillons

"For eternity" par Elirien sur www.deviantart.com

Premier contact téléphonique: agréable, assez pour me rendre curieuse; mais quelle voix! Suave, chaude et cultivée, je deviens la prochaine proie consentante vendue d'avance. Évidemment qu'il faut que je sois séduite, sinon à quoi bon avoir de l'esprit sans en tirer parti?

Première rencontre:
Déjà il s'affichait comme maître absolu, tout étant à sa portée, je le sentais bien et ça me plaisait. Donc ce monsieur m'invite pour un verre, à mi-chemin, (précaution notée), dans un endroit public branché du 450 (précaution appréciée).

(État d'esprit: J'arrive évidemment avec un retard acceptable, dans l'humeur vulnérable issue d'un manque de confiance sous-jacent, tout en marchant avec toute l'attitude provenant de l'assurance des phéromones de mon aura-surmoi )

Étant donné qu'il est encore tôt, je ne peux pas ne pas remarquer le seul homme assis à une des tables dont la vue surtout portait sur l'entrée de l'établissement. Aux premiers abords, je suis séduite par ses traits, son aisance, sa confiance, une présence envahissante qui me fait un peu plier les genoux. Quand il se lève pour m'accueillir en gentilhomme, oups! Je constate que même en enlevant mes bottes à talons de 4 pouces, j'aurais encore une tête de plus. Ce détail m'agace un peu, mais il est agréable autant par sa conversation que par la force tranquille qu'il dégage. De plus, un bon repas en bonne compagnie demeure une excellente façon de passer une soirée.

Après quelques échanges de banalités, il me dit avec un léger malaise qu'il a des amis à la maison, qu'on pourrait aller les rejoindre mais qu'il comprendrait très bien que je veuille demeurer dans ce bistrot et que nous soyons tous les deux. C'est ma décision. Je trouve ça étrange pendant quelques minutes. J'y réfléchis et me dis, bah, pourquoi pas! J'ai toujours apprécié les confrontations aux situations inhabituelles. Il propose qu'on laisse mon véhicule et qu'on parte dans sa BM. Évidemment qu'à partir de ce moment je deviens un tantinet introvertie et que tous les radars sensitifs sont appelés au front. J'observe.

Toujours dans ma transe d'observation, dès l'entrée dans la cours, j'ai pu apprendre qu'il avait dessiné lui-même les plans de la maison. J'ai oublié les spécificités et autres détails vraiment ennuyants mais l'entrée fut remarquable.

Les deux amis finalement s'avèrèrent être un couple. En fait, 2 personnes de genre différent, un homme, assez assommant et anodin, et une jeune femme, resplendissante pétillante et attendrissante dans son mélange de dévotion/admiration envers notre hôte qui n'en tenait compte. Les deux amis n'étaient pas en relation, pas de façon explicite anyways et je n'ai jamais vraiment su qui ils étaient finalement. Un accueil du genre cocktail dînatoire mais seulement à 4. Et j'ai senti que j''étais attendue et qu'eux représentaient le comité de sélection.


Tout y était dans le "dernier cri"; le hi-fi (acceptable), la domotique, le cellier, ....name it. J'ai eu droit à la visite complète de la maison avant même qu'on décide de ce qu'on allait manger. Et les exclamations de la demoiselle, et l'air taciturne du mâle bêta. Et le blabla sur les accomplissements de monsieur; les exclamations sur les dernières acquisitions de monsieur.


Je ne me souviens même plus de ce qu'on a mangé; c'était sûrement dispendieux. Le comble fut d'être assise dehors avec ces gens insignifiants, chauffés par un radiateur au propane sous l'abri à l'air libre (pire démonstration du gaspillage et du dénigrement de la nature selon moi) et me faire demander: "On va dans le spa?", moi de répondre: "Je n'ai pas apporté mon maillot".....le silence qui s'ensuivit ma remise rapidement dans la réalité. J'ai demandé d'être reconduite à ma voiture, à 20 minutes de là et il n'y eut pas de refus.


En hommes d'affaires prospère qui opère par un code de conduite colorée ostensiblement de charme, dans un baiser d'adieu parfaitement accompli, il me déclare: "Je crois que nous en resterons là, je n'ai pas senti les papillons."


J'ai trouvé ça charmant. Il y a quelque chose à retenir de tout ça. Cette soirée m'a troublée longtemps, le déroulement, les acteurs, le décor et surtout le discours ou l'absence de cohérence dans le discours. Mais j'ai tellement appris.



dimanche 29 août 2010

Signifiant

Devant rien. Tellement que je me demande si le devant existe vraiment. Mon corps connaît le temps cependant, il s'échappe et s'enfuit dans son plaisir, tant pis pour les conséquences. Il se trouve important mais pourtant je le laisserais tomber .... comme ça. Ça veut dire quoi?

Bah, je ne veux pas de réponses vraiment. J'en suis rendue au stade d'être minimalement intéressée par tout ce qui n'est véritable signifié.

Je veux croire au devant, croire à l'avenant. Mais dans mon manège, l'étourderie devient chef despotique et les départs se confondent.

Par chance, je reconnais certaines vérités qui me guident et forment la substance de mon appui.


Je suis aimée. Là et devant.

lundi 21 décembre 2009

drunk post

Ça commence par un rire. Un rire poli quand on a rien compris mais qu'il est agréable d'en rire. Pendant un moment, on est "dans le coup" et la grâce de participer au "tout" rend l'action facile et acceptable. Cute, agréable; je sais, j'ai un beau sourire. Convenance d'une abdication faussement soumise.
Moi, je balance. J'oscille entre le cynisme le plus noir possible, et le lâcher-prise le plus zen pensable. Il est "correct" ce rouge, il fait la "djobe". Un beau rouge profond et pernicieux, qui plaît au papilles et dirige, orientant l'heureux. Rétrospective en collier d'argile et "remembrance of those days" en souvenirs tactiles. Toucher, prendre, manipuler et prétendre. Je me lis et je m'emmerde, la plénitude me soustrait. Un vague, une vague, tout se meut, se tiraille et se tait.
J'observe et je ne vois. Il y a trop d'informations. J'aspire à l'essentiel lamentablement. Voilà l'élan récidivant et résilient. Sauve! Sauve! Je vis. Je vis, je ris, je tourbillonne et plonge vers l'avant, j'ai compris l'abandon, j'ai compris la mort et ses inévitables tourments. Cette mort de tous les jours, de ces minutes insaisissables qui filent en tornades dans le moulin du temps qui coure. Blah!
Vous n'y êtes pas du tout.

lundi 30 novembre 2009

On the edge

Image : "halfmoon" par Nucu sur www.deviantart.com
À contre-jour, je regarde la vie glisser entre mes doigts, absente et en décalage permanent, mes poings lassés de retenir le cours à contre-courant, à se casser les ongles, à se crier les tempes, le crâne secouer de sarcasmes

Absoudre les peines dans la péremption de la peur
Écartelée mais le coeur en contre-plaqué
Je n'en puis presque plus de moi
Éparse et épuisée

Les contre-attaques des cartels de cravates qui tentent de me calibrer, ironiquement m'invalident, et les traces des contre-coups des quidams anonymes m'incarnent; mais je dois à la coexistence des contradictions, et même en contre-performance, je n'abdique.

Alors le temps de la sonate s'amène et Scarlatti me revient. À ma façon, j'édifie et j'échafaude les lignes mélodiques favorisant les fondements de ma vérité. Je loue ma différence et je me joue de leur indifférence. Sur la corde de la contrebasse, l'équilibre n'est pas vain et la conséquence peu fortuite, alors que le contrepoids de mes mesures s'enclave fragilement dans la fugace tonalité de ma suite.
Prise de conscience de la perversion possible, je m'oppose pourtant à ma perte. Je suis contrepoint et mon canon couvrira l'horizon de ma fugue; pas une fuite mais préférablement LA suite, où en un mouvement je vainquerai.

Car la mort n'est fidèle à aucune couleur, ni sa parure en musique.
Vivre en demi-tons dichotomiques.

vendredi 31 juillet 2009

Inspiration/Expiation


Ici et là, éparses
Les traces de la limace illuminées par libellés allusifs
Tels des indices indûment incitatifs
Portant signifiant dans un signifié oui, choisi
Évoquant vérité véritable bien qu'évasive
Devient mur apparaissant dès proximité dans la prise
Du prisme poissé de fêlures dissimulées par un sourire
Des papiers de souhaits potents s'envolent et s'irisent
Pulsés progressivement dans l'entonnoir du désir

L'âme errante amerrit enfin sur ton eau
Relève la tête et revêt son être
Peu importe, elle sera amour malgré la mort en quête.

Image : "Redemption" by Diablozz on http://www.deviantart.com/

vendredi 10 juillet 2009

Moments

"...et tu ries. Tu ries malgré toi, de ce rire teinté de surprise. Je te fais rire. Je te courtise et ça te plaît. Tu m'enlaces alors, vigoureusement. Tu connais les chemins de mon plaisir, à la limite du tolérable; je t'ai appris à me prendre. Et je glisse entre tes doigts, inlassablement en mouvance, savourant chacun de mes sens. Je joue de ta dominance, je te laisse sentir et mon corps se soumet en apparence.

En parallèle.

Tu ne vois pas que je fuis, que je suis ailleurs, que je me pleure. Prisonnière de ce corps en lambeaux de chair, je suis déjà morte sur cette terre. De mon puits sans fond, je peine à voir la lumière, et la couleuvre de venin qui parcoure mes veines me maintient en parallèle dans l'univers. Le destin fait son oeuvre et me cloue, silencieuse. Délicieuse torture et tortueuse morsure, je vis entre parenthèse, invoquant la douleur dans ma misère, blasphémant en couleur pour me satisfaire. Moments qui m'apaisent.

Un temps.

Dans ma danse, je peux voir plus grand que moi, humblement je m'oublie, en retrait de ces égaux émois égoïstes. Et là je fulmine, contre ces ombres imposées, ces zones nécrosées, ces absolus sottement assimilés. Ces fous alimentent la source causant constants conflits, gratifiant gestes gratuits dans une méchanceté méprise émanant des aveugles idéologies....la multitude se cantonne mais à hauteur d'homme, la colère d'autant plus se nourrit.

Un moment.

J'aspire au bonheur, à la douceur et aux délicieux désir d'amour. Et je rie, je rie d'innocence et d'éphémère. Je rie de ces faux moments de vie, de ces vides airs parsemant mes repères. Aspirant et soupirant auprès d'aspirants et de soupirants, lâchement faussés et fauchés dans leurs grâces. Je suis la faux, la fausse, expiant dans la fosse. Un fossé permanent me séparant de mes semblables, je me complais dans la chose et me permets la légèreté dans la pose.
Un instant.

Et là, la soif du colibri m'adoucit. La plus infime manifestation de vie me ramène à l'essentiel, et ainsi revient mon sourire uni. Je reviens dans le présent et me dissous dans le temps. J'apprivoise en permanence, m'adaptant aux conséquences, et je vois le vrai visage de l'indifférence, qui de l'authenticité ne valorise ni n'en quête de préférence. Dès lors il s'agit de jouir et de jouer dans un désir de survivance; je te sais là, je te sais fort, j'ai besoin de toi, de tes bras et de ton allégeance.

Quel présent sublime m'offres-tu!"

mardi 26 mai 2009

Résistance biomécanique

Mon corps en mouvement dans sa lancée pour traverser les forces en cause dans cet univers
Mais l'axe étant à mille lieues de mon milieu qui,
Même en puisant dans les ressource de mes arts mécaniques presqu'épuisés
Succombe sous cet acharnement à trancher mes joints naturels

Je dus tenir compte du temps
Pour mon équilibre en quête de l'inertie salvatrice.
Un corps ne saurait employer un degré de force à surmonter la résistance d'un autre corps, sans en perdre lui-même une quantité égale à celle qu'il y a employée

Je me tus et je dus me tuer.

Pour vaincre.

mardi 5 mai 2009

Soft Attak!

"... et je dirai: "Sex, please" d'un air charmant, voilant la colère qui gronde. La proie consentante n'y verra que du feu. Paradoxalement laver les souillures de ces êtres mollasses et creux en s'offrant le plaisir de d'autres corps, en devenant la vase englobante du sable mouvant camouflé qui attaque de l'intérieur sournoisement, sans laisser de traces de sa dominance. Qu'ils sourissent en me violant, ils ne sauront jamais qu'ils ont été vaincus."

dimanche 3 mai 2009

WRONG

Je me suis levée le coeur dans l'eau et le corps en faiblesse. Des vagues à larmes en vague à l'âme. Un de ces mauvais rêves troublants qui met en évidence la précarité de mon fragile équilibre.
J'avais rendez-vous avec mes vieilles amies les blessures de l'amertume et la tristesse des souvenirs vandalisés, camouflées dans une aube d'amitié. Des effluves diverses outillant la course vers la perte, le noeud primordial se trouvant désacralisé par un appel primitif des corps désentêtés, je tombai encore dans un abîme désincarné. Pourtant volonté première était de panser et de partager. Mais les torsions de la réalité éteignirent les lumières.
Acte pervers car c'était mon frère.

samedi 18 avril 2009

Raw! (2)

À pas lents apparents, j'avance dans une brume omniprésente, en tâtant l'avant-scène à la cadence de mes choix omnipotents. Ma musique marginale marbre complaisamment l'abîme des instants, maniant la mise à tout moment. Ronde redondante de railleries ironiques et râles rendus ridicules par répétitions régressives, hilarants dans leur ignorance de l'immense inertie qui accule à coups sûrs.
Je n'ai pas l'humeur chagrine; j'ai l'humeur assassine. Les faux-fuyants et les faux-semblants fournissent suffisamment de substance à la pertinence de mes geignements. Grinçant sans grâce cependant grognant avec panache, je gronde sous une surface de fausse glace. Un cri rauque éloquent et loquace dans sa lancée logorrhéique, telle une furia fugace fulminant dans un rugissement funeste et héroïque, rougissant de sang les paumes tarées des pauvres et piètres pourceaux. La pie-mère en chimère plante le pieu, atteignant la châtaigne affolée du chétif amphisbène, tentant trop tardivement d'échapper au châtiment. Tant pis, telle est mon intolérance quant à la race rapidement rance des sujets qui rançonnent sans se soumettre aux conséquences.

mardi 7 avril 2009

Transparence de prière


Je vous donnerais mes silences, vous ne sauriez qu'en faire. Vous êtes à des lieux de vous douter de ma violence avoisinant l'enfer. Le trouble, le rouge, le flou tordu, criant à pleins poumons malgré l'absence d'atmosphère, dans un vide éperdu révélant l'envers à ceux qui peuvent y voir sans lumière. L'envers de la chair et en permanence, en extraire le pus, le mauvais, le ver...

Sinueusement marbrée de glauque en travers, j'aspire en nourriture votre air, m'abreuvant sans satiété et latente, en apparence clémente mais vous n'en devinez l'angle pervers. Rejet abject, d'un pouvoir amer, je ferme les yeux et détruis cet univers.
Photo:
© Alain Riazuelo /IAP

dimanche 15 mars 2009

Deux?

Y'a plus personne depuis des lunes qui me regarde m'endormir et m'assoupir
Y'a plus personne depuis des lunes qui se colle les pieds pour se réchauffer et me caresser
Y'a plus personne depuis des lunes qui me projette dans une continuité d'images communes

Et puis après?
Sans doute me faut-il conserver l'ouverture sans amertume?

Dans ma position marginale, us n'est pas coutume
Cependant, la cardinale rencontre majoritairement esprit de bitume
Voyez, déjà la lecture de ce texte agit en filtre déterminé
Pour fins purement élitistes et réductrices
Ouvrant foi en des possibles éventuellement enluminés

Oui à la transparence, la foi et la réciprocité
Pour construire autrement la nébuleuse dualité.

samedi 7 mars 2009

Déroute

Des prénoms à n'en plus finir....des pertes de temps sans soupirs
j'élimine l'excès;
Voilà, c'est fait.

Par gloutonnerie ou par désir avide
J'ai cumulé de stupides et d'infertiles illusions
Dans un remplissage anarchique du vide
Cliché d'un d'un "must" et d'un "fuck" dans ma génération

J'ai pour amie la peur et j'apprivoise sa soeur,
l'angoisse....
J'ai pour envie la douceur mais je reboise mon coeur,
ma paroisse....

Qu'en est-il du besoin d'accomplissement ?
Reprendre maîtrise subitement du volant
Donner un coup pour trouver la route
Et dans les cahotements de la déroute,
Prendre le temps....
Juste prendre le temps.

jeudi 26 février 2009

Je Me Moi

Je rogne, je piaffe, je déroge
J'abonde, j'abhorre, je déborde
Je dénonce, je corromps, je saborde

Me satisfaire? Détail vil et servile
Me taire? Débile et difficile
Me commettre? Intentions puériles
Me soumettre? Simplement inutile

Moi, l'assoiffée du présent perdu dans le néant du firmament
Moi, la girouette inféconde dont la sonde se perd en rondes
Moi, la buse qui refuse l'usure des idées obtuses
Moi, la cynique agnostique qui s'intoxique en vices pathologiques
Moi, la paria dont le carquois rougeoie et flamboie laissant pantois

Je, me, moi. Je suis en colère et j'ai froid.

jeudi 5 février 2009

Un genre de Fable

Indomptable vous croyez? Ça commence par le Chat. Blond. J'ai connu le hardcore avec lui. Killing Joke, Dead Kennedy's, Black Flag, etc; des shows mémorables. Un père italien, qui faisait son vin rosé, délicieux. Pétillant, gauche mais charmant. Le vin et le père, bien sûr.
Ensuite vint le furet. Un père espagnol celui-là, du sang noble de Madrid ayant fuit Franco. Histoire intéressante. Le Furet donc, intelligent, le regard fuyant, un peu angoissé. Noir de yeux et de poils, il m'a réconciliée avec les cordes, qui m'étaient si chères auparavant. Violoncelle, piano et guitare se partageaient les moments. Évidemment, c'était aussi l'époque des Cure, Smith et cie. Et quel amour des livres! Avec le Furet j'ai pu évoluer culturellement. Ce genre de soirée avec des lettrés snobinards philosophant....tiens, la chanson de Boris Vian s'y prête très bien. Vous savez? "J'suis snob...", blabla. Mais il m'a mordu à la fin. Ça s'est terminé plutôt sèchement.
Le Poulet est arrivé comme une surprise et il y sera longtemps, c'est le père de mes enfants. Oubliez les oeufs de poule, ils sont infertiles. Non, ça n'implique pas nécessairement que je suis la poule mais je parlais d'eux, des oeufs. Par contre, peut-être à cette époque étais-je une poule. Une rouquine-poule avec un tablier. Bref, le Poulet sera toujours présent dans mon assiette. Vous comprenez ce que je veux dire. Avec lui, c'est ma période underground-industrielle anglaise. Toute la gang de World Serpent (cie de distribution géniale mais défunte aujourd'hui, oh zut!), de la clique de David Tibet, Tony Wakeford...etc. À Poulet pour toujours!
Une accalmie ensuite pour un temps. J'ai connu certaines espèces qui n'ont fait que passer, j'ai même pas à les nommer, manque de détails et d'impact.
Vint le Loup. Pour lequel aussi j'aurai toujours de l'affection et c'est réciproque, il me l'a dit. Il va bien aujourd'hui, il est en amour, je suis contente pour lui. Il m'a appris à cesser de lutter contre ma créativité. C'est beaucoup.
Un autre Chat ensuite. Un autre blond; pourtant, j'suis vraiment pas fana des blonds. Un chat mature et habile de ces X doigts. Un des rares qui a su me reconnaître. Mais je n'étais pas prête. En musique, rien de nouveau. Cependant, en cheminement sur soi, ça valait le coup. Pendant la période de ce Chat, j'ai fréquenté aussi la Loutre et le Vautour. La Loutre, c'était trop "crème fouettée", pas capable à long terme, j'suis pas très dessert. Le Vautour par contre, ouf! Ça mange tout ces rapaces là! Presque vampirique, "on the edge" sur tout, tout le temps. Mais j'ai su vaincre et fuir. À noter, ya pas rien de nouveau du côté musical encore jusqu'ici. À part peut-être une Taupe rasée qui a introduit quelques populaires et intéressantes nouveautés .
Et là, je suis tombée dans un piège. Un félin quelconque. Le Lion? Peut-être pour l'aspect "juste pour soi", la confiance qui frôle la suffisance extrême en plus d'être doué de persuasion non-saine. Me suis fait avoir. Mais je le sais et j'ai appris; c'est ce qui compte. Faut être capable d'humilité et d'admettre la défaite. Franchement, rien de musical en plus pi j'ai rien vu.
Par la suite, ...ben, je vous raconterai. Faut que je digère l'automne. Je me surprends à en apprécier le fait. Et j'ai toujours autour de moi l'amitié et l'amour de l'Ours (2 ans et demi déjà!), du Raton (2 ans aussi! Bon j'arrête de compter), du Loup, du Corbeau récemment, et j'en oublie certainement.
J'ai pas envie d'aller au zoo, vous comprenez?

jeudi 22 janvier 2009

Plus rien à perdre

Créer. J'aime. Suffit-il? Peut-être. Mais dans tous les sens. The trigger? Une émotion. Besoin d'expression et de confirmation.

Tu étais là, dans ces moments. Multiples visages, en procuration.
Étrangement, la séquence possède ses propres combinaisons, que je tente d'élucider, en vain. Le travail d'équipe intervient. Vive la quête du divin, en espoirs vides et contraints!

Tu me troubles. Je roule, divague et me noie dans l'impertinente cascade de tes aveux suaves. Quelle proie n'eut autant d'abandon, quelle proie n'eut autant d'abnégation!

Tu m'as barbelée. Je quête, je tremble et je m'absous. L'équilibre factice en apprentissage, la vie suit son cours, et je joue.

vendredi 16 janvier 2009

Proie ou Prédateur?

"Une fugue en train, une fuite vers le départ. Cliché d'un parcours en catastrophe dans un tourbillon aliénant. J'ai vu l'amour mais j'ai reconnu l'imbécilité; j'ai découvert le plaisir et j'ai tué l'enfant.

15 heures de route toute en droiture; je me permets pour tuer le temps, de faire dévier ma voiture. Je veux dérailler, je veux me perdre; je veux heurter et éprouver l'extrême.

15 ans de nuages et de beauté, anéantis dans un craquement de l'arbre; je schubertise à m'étouffer, à fond "Death and the Maiden" dans l'âme.

Feignant le sommeil, je séduis et m'abandonne. L'étranger à mes côtés sue, s'émeut et d'audace se surprend sûrement. La paume hésitante, timide dans son rythme, prend de l'assurance, outillée de ses doigts curieux et fouineurs, en touchés volant volés. Des mains qui s'interrogent en tâtant la chair, au gré des mouvements, des questions qui fusent et le parcours s'effectue, ponctué d'accords à mesures en murmures.
Mais un témoin n'est dupe, il voit le piètre stratagème du furoncle d'homme, tout pâle et visqueux dans son essoufflement immonde; devinant le piège de l'ingénue enfant, d'un signe le témoin bienveillant incite à cesser les amusements. Quelle victoire de constater l'étonnement du suant qui croyait sa victime endormie profondément.
Le réveil soudain le prive du plaisir ultime de son égarement...il comprend trop tard et tente de dissimuler son désarroi.
....moi de rire et de me complaire, cherchant refuge maintenant auprès de l'ange complaisant qui m'apprît la légèreté du soi, le contentement du présent, la folie bienheureuse en complément.


J'avais 15 ans."

jeudi 27 novembre 2008

Raw!



Dans cette insatiable quête, un potentiel m'apparaissant digne de ma présence, j'arrive parée de ma dentelle cependant toute en voeu d'innocence et de jeux de connaissances, car fatiguée des butinages vains et vides, je prévilégie les essences sensées, les échanges de pensées, les intenses sensibilités.

Quand je perçois que seuls attributs et parures de mon genre centralisent l'attention, le voile retombe et l'ombre revient, défiant le désir et sombre dans ses intentions, il camoufle l'omnipotence de ma dimension.


Devenir un semblant d'assurance-mâle typiquement masculine et ils ne viennent que pour payer la prime....Raw!


J'ai le volt exacerbé, la différence de potentiel s'élargit et la puissance dissipée dissimulée dans un ravissement simulé.
Mon coeur revêt son brouillon d'armure, et avec fougue je précipite le délectable à grandes bouchées crues. J'ai la lutte et l'abandon factice faciles, et ma danse lascivement lancinante les abuse. Ils n'ont rien compris, rien vu.


Ceux qui m'évaluent en surface, calculant la matière sous les courbes apparentes, sont ceux qui jamais de mes raz-de-marée ne sont gratifiés, la tromperie aisée satisfaisant leur avidité.


Mais après la tourmente, le pulsant crystal pourtant si délicat s'alourdit de noir dans son armure fêlée.


"Heart pendant", Art by Hibbary

jeudi 18 septembre 2008

Candy - Épisode 62

Dès le départ, il y a les instructions. Cette fois-ci, très précises. Il veut que j'alimente son imaginaire de dominé. Décrivant la pièce où il se trouve, énumérant ce qu'il a à portée et apporté, spécifiant les jouets qu'il possède: un de configuration standard, un autre muni d'une ventouse, "il est donc possible de le faire coller au mur ?", que je demande. "Oui, ou sur le plancher". Finalement, l'ultra-long. Subtilement, je saisis que ce dernier appareil provoque un effet certain, juste en l'écoutant me le décrire. Depuis le début de la conversation, le ton est très neutre, presque froid. On travaille le squelette du scénario ensemble, on est en "affaires". On établit les paramètres du jeu qui correspondent aux caractéristiques voulues. Mais je sens des indications voilées, des attentes camouflées dans l'altération de sa respiration, à mesure qu'on peaufine. Ok, que je me dis. J'ai carte blanche pour une histoire de domination, faisons travailler l'imagination. Rapides réflexions, mise en situation, .....une grande respiration.
J'aborde tout-de-go la position et exige la nudité. "Ouvre la fenêtre, je veux que tu aies froid. Et par terre sur le carrelage! " Il me répète sa soumission à toutes demandes. Je continue à décrire les gestes à poser, il s'impatiente, me trouvant trop lente. "Écoute, donne moi du jus, dis-moi ce que tu ressens, j'ai besoin d'images pour mes sens". Il se lamente encore alors je me fâche. "Y a-t-il des épingles ou élastiques dans ta salle de bain? Du Vicks, de l'alcool à friction?". Et là de me faire tortionnaire et j'abuse cyniquement. J'ai l'idée d'une sculpture alors; je le dirige pour accomplir mon oeuvre. "Est-ce que ton mur est en céramique? Alors place la ventouse sur le mur à bonne hauteur. Mets un élastique à tes bijoux et à quatre pattes, libère une main pour te mettre le standard dans la bouche. Pour compléter, recule pour introduire le dard dans tes fesses". Tout heureux de s'accomplir, je lui ordonne de bouger et d'y aller à fond, ce qu'il fait avec toute une trame sonore; ça le comble finalement. Et moi de me régaler du travail accompli, avec en tête l'image de cet homme accroupi dans sa salle de bain, quelque part sur l'île, résultat de ma créative lubricité. Je rie et passe à l'autre appel.

mercredi 17 septembre 2008

Ingénue ainsi nue et.....insinuée

Une lueur de vénération en guise d'accueil
Une tendre mouvance sinueuse d'ardeur
Un goût odorant de proximité et de chaleur

Barbouiller ton nom
Barbeler ton admission
Braquer ta raison

Des courbes offertes en espoir de bonheur
Des mots-caresses qui éveillent la moiteur
Des infinis possibles dans toute leur splendeur

Heurter ta complaisance
Harceler ta confiance
Huer ton indifférence

Hurler tes silences !

Des promesses subtiles en prévenance et candeur
Des souffles-sons d'une envoûtante couleur
Des yeux avides et fiévreux d'une délectable douleur

Stimuler tes sens
Ignorer tes carences
Simuler ta cadence
Feindre la jouissance

Échafauder la potence.