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jeudi 8 octobre 2009

et vont les cordes...


Sens mon chant qui chuchote
Qui joue de moi, qui me dévore, lancinant
Joute charnelle si justement charmante
Qui induit le gonflement de mon doux girofle
Ronde, à point, mûre et odorante
Désire m'abreuver à ton zeste de bergamote

Le mi en mineur m'émeut
Les marteaux sur les cordes m'enchantent,
Mais l'archet qui m'égrise doucement
Me requière de ne cesser de danser, en feu

Piaffe sans attendre
Puise en mon centre
Parle-moi d'indécence

Étourderie permanente qui perd pied dans la pente

....et pètent les cordes exacerbées!

Image: "Climax" par Sweet Nightmares Dear sur deviantart.com

dimanche 28 juin 2009

Soft trash


Sexuée. Très sexuée. N'en déplaise à certains...mais du plaisir pour d'autres! Ne m'empêchez pas de goûter, de tâter, d'embrasser, de jouir.... Me faire emplir et en soupirer. J'ai envie de ces frissons qui partent de mon centre reluisant et doux, qui me donnent des yeux langoureux et affamés de désir. Mon corps si longtemps occulté si souvent ausculté qu'il en avait perdu vie mais maintenant d'en rire et alléguant de s'assouvir. J'emprunte ce chemin en envie dichotomique d'anaphylaxie envahissante et d'urgente survie.

Un jour il pourra être question de prendre un virage. Il y aura tant de possibilités mais à la fois qu'une voie. Une seule voie. Pour l'instant, rien de se démarque, que cette source variable d'instinct qui meut qui pousse qui guide et qui tente. Se laisser porter, lâcher prise, être juste là. Comme une négation de volonté, un abandon de légitimité.

Alors ce corps qui se découvre et redécouvre ses sens, ne peut que s'abreuver de crasses caresses et en retirer jouissance. Les Festivités commencent et se poursuivent, à tout jamais inscrites dans le calendrier de la délivrance.

À qui demander pardon? À ceux qui n'osent et qui compensent? Nah...aucun pardon. Regardez le bonheur. Il nous surprend, il nous déjante, il joue à l'ascenseur, ce pyromane de malheur! Hahahaha......
Dans ces temps de lune, de lucioles et de libellules, tout est vert, ça brille et scintille, le soleil sur la peau le jour, les célébrations nocturnes .... être en amour! Permettez de me saouler de la vie! Prenez-la ensuite, si vous en avez envie.
Une dévote danse, pénétrée et déroutante, je n'ai que ces pas à partager en offrande. Caressez-là et mangez-en tous! Et surtout, ne pas négliger que j'aime une certaine cadence.

Turmoil by dervius on http://www.deviantart.com/

vendredi 29 mai 2009

Désir

Mon corps-violoncelle, se languissant de l'archet et de son toucher,
Telles les pierres de ces temps reculés,
Qui, par frottements inlassables engendrait le feu
Cette étincelle sinueuse et mélodique éclatant de mon milieu
Rostropovitch manoeuvrant mon mouvement,
Ainsi que les arbres dans leur danse offerte au vent
Je veux apaisement dans la friction de ces cordes, de ces ligaments
Grisée dans un abandon intense glissant sur les notes qui s'étirent langoureusement.....
Sa musique caresse mon âme dans un délicat baiser de plume
Atteignant l'essence de la vie et de ce qui pour moi, l'allume
J'offre sans retenue mon moi dans cet élan porté par la musique
Dans une fantaisie d'intentions gourmandes et affamées dans ses caprices

En accord, dans un mouvement adagio pour viola d'amore
Que surgisse le plaisir et le désir dans la salacité
Compose ces airs d'amour et d'émoi

Oui, joue de moi!


Image, "Cello" de Acro sur http://www.déviantart.com/

samedi 21 mars 2009

La visite du vent

Je paresse et me prélasse, prétextant faiblesse passagère. Je sais pourtant le constat de permanence qui pend patent de la pathologie persistante de mon état. Pernicieux et pieux mensonge permettant la pure légèreté de la pensée et exécuter précisément la poussée positive repoussant la pression pour prendre position parfois passable et peu sage mais s'en foutre pertinemment. Prioriser la transition et accepter le sort qui place l'écart, peu importe.

Douce singularité. Je succombe à la responsabilité.

D'un coup le vent me lave de la poussière morose, enlevant l'amertume de mon vêtement. Là, maintenant, dans la prose, me faire cadeau de mon présent.

Dans mon lit dans mon nid, je puis jouir de mon senti et jouer dans ma lumière. L'or de mon temps me cédant enfin le temps de me soumettre au vent et lui tendre l'oreille. Je renoue mes sens pour dénouer l'instant, déjouer l'angoisse et réaliser le moment. Le vent me dévoile en mouvant mon autrement.

lundi 9 mars 2009

Brochettes d'images/Images de brochettes

Moi je les vois de haut en bas. Cet ensemble de morceaux à manger juste à point, uniques dans leur composition, une alléchante variabilité de prépondérances en diversité. Allons-y d'une charmante et éclairante caractérisation.
Avant tout, précisons que le reflet ainsi imposé entraîne reconnaissance des traits superficiels de l'intéressée. Faut-il préciser? Le miroir froidement nous renvoie l'image de nos fossés.

Certains préfèrent une alternances de légumes et de carnés, mais rares sont celles assemblées avec génie éclaté. Il arrive parfois que certaines présentent un paradigme intéressant, éloquent dans sa séquence, divertissant de créativité. Ajouter des fruits, des arômes, des fleurs! Et serait-ce trop demander d'être renversée par les couleurs?

Prenons seulement champignons, muscles, poivrons et oignons. L'oignon fait pleurer, le champignon est tendre et aime l'humidité, les poivrons sont colorés, et les muscles sont, ... entraînés. Alors:

Une tête de champignon, le coeur en oignon, le corps en muscles, l'intellect d'un poivron, ...
Une tête musclée, le coeur en champignon, les membres d'un poivron, et l'intellect d'un oignon, ...
Une tête en oignon, le coeur en poivron, le corps en champignon, et l'intellect musclé, ...
Alternatives non reluisantes....mais ajoutons mangue, gingembre, coriandre;
Un peu d'épices et de fruits frais juteux et tendres.
Les sens ainsi soumis à cette savoureuse souveraineté
Une brochette des plus aguichantes active nos papilles aiguisées
Comment résister, dites-moi, à cette exquise brochette en offrande?
Je m'y risque, et y succombe, me repais jusqu'à être apaisée.

vendredi 27 février 2009

Valentine

Ma Valentine est un ensemble, vous n'êtes sûrement pas surpris de l'apprendre. Sombre de jeux, de l'ombre dans les yeux, profonde dans ses méandres.

Louanges à celles qui me séduisent et me cajolent, de leurs rires et de leurs coeurs puisqu'ainsi, autant dans les farandoles que les noirceurs, dans les noires peurs,
Gare aux Noires-Soeurs!

Par pur plaisir d'y puiser pensées, je m'épanche paraboliquement pour prouver la puissance des pulsations en diapason.

Respirer son dos et y promener tendrement mon nez. Embrasser ses vertèbres par doublés, de la nuque à ses reins creusés

Doucement y lover ma joue
Dans cette fringale menant aux fesses
Et promener mes doigts fous
Sur cette peau en offrande de découvertes


Elle voulait l'entendre de moi, à haute voix et exactement là.
Devinant son anticipation, j'usai parfaitement du bon ton.

Murmure en souffle chaud; allons:

"Soif.
Dévêtir d'un doigt son velour voilé,
Mon vent survolant son ventre jusqu'à sa voûte,
Volupté en volutes absoutes,
Ajoute au voeu de lascives vérités.
Dis, vague, qui lèche ma rive envoûtée,
Mes montagnes entre tes maintes mains,
En divaguant, tu me dérives au loin?
De mon émoi tout en moiteur tu seras abreuvée."

À vous Mes Valentines 2009! Crapot, Paula, Jo aux yeux bruns, Kérozen, Tootsie, Mademoiselle J, AMJ,....et je dois sûrement en oublié? Oui, TDA aussi. Et Dée par la pensée, la seule que je n'ai vue en février.
Bises et autres cochonneries.

mercredi 11 février 2009

Lui


"Quel bonheur de le reconnaître!

Je rejoins mon élan et tourbillonne toute en coquine étourderie.

Il me sait.

Il me dit.

Trouver cet espace-temps unique qui nous unit au rythme des possibles.

Je reprends mon souffle et retrouve mon équilibre;

Elle existe cette harmonie, en soi, bien que parfois éphémère

J'en espère.

Et j'en souris."

vendredi 9 janvier 2009

Baiser d'hiver

"Des retrouvailles réconfortantes et tendres, dans la noirceur humide et froide remplie d'étoiles. Se tenir le coeur et la main sans toucher, les yeux au ciel et parfois fermés, par recueillement et imprégnation du moment. Un désert blanc tout autour, lourd de son silence sourd, suspend l'instant. Seuls les craquements subits de son eau glacée qui, parcourant la moelle, ramènent à la conscience la précarité de notre sécurité.

Carpe Diem.

Notre musique simple et sans détour, s'intègre et s'accorde bien dans ce monde de blanc et de noir. Les couleurs franches de nos intervalles enrichissent cette parcelle d'éternité dont nous sommes témoins privilégiés.

Se laissant choir dans les bras de neige, on se respire et on se câline du nez, le givre qui couvre son velours masculin dans la banlieue de sa bouche, fond sous mes lèvres revenues d'exil. Comme un sorbet de plaisir en cadeau menant au voyage près des frontières amies. Une chaleur douce et immigrante provoque une tendresse mouillée, attentionnée et lente, toute à son aise dans ce baiser en territoire connu et laissé inoccupé. Demande d'asile en échange affectionné; un refuge temporaire pour la réciprocité de nos hivers."


mercredi 3 septembre 2008

Transe en danse


Des ondes d'infime amplitude se déplacent et rappellent la vie. Écoute! Apprends!

Persistantes, elles insinuent la chair. Le flottement suscité s'installe, serpentant au gré des résistances. ..."Il n'y a pas de couleurs, il n'y a personne d'autre que moi. J'assiste, muette, au fameux combat, et lutte contre le tumulte. Les voix feutrées me parviennent de l'intérieur et en murmures suggestifs balisent mon errance"... Contempler mais ne rien voir. L'indicible ne peut communiquer mais s'impose. Douce stupeur et conscience du soi. Connaître la mobilité physique en parallèle au mysticisme, la liberté de mouvement, les pensées soudainement forcées à l'itinérance, les zones de sensibilité qui précisent le détail dans les déhanchements et les attouchements. ... "J'entends mes pas qui résonnent tellement fort dans cet endroit clos et j'ai froid; j'entends et je sens mon coeur qui bat, un semblant de désintégration, je perds la phase et l'équilibre, je m'égare et m'affole; où est mon refuge? " ... Tout n'est que perception et attitude. Faire confiance, avoir la foi ... "Je tente de percevoir les fréquences naturelles émanant de l'environnant; fixation dans le moment, recueillement; retour au foyer, focus, .... regarder, la musique!"... C'est apprendre à lire la partition avec le corps et à lui procurer tellement de bien et de jouissance, avoir envie de susciter l'extase, la communion ... "Je crois que j'y arrive! Je vagabonde aisément dans l'encadrement, je peux voir de l'intérieur!" ... Et par ce don et cette action, se faire tellement plaisir!

"J'ai envie de ces moments, je veux plaire, me plaire et m'y complaire et ne m'en cache pas. Alors je danse et j'entre en transe, complètement vouée à ma cause. Je m'en balance tout en ne m'en balançant pas."

(image: Temptation by O___u_R_sick)


dimanche 3 août 2008

Rituel



C'est grand, c'est vaste, c'est loin et c'est dans la nature, avec une rivière accessible pour la baignade. C'est parfait. Tous arrivent avec bagages, à des degrés divers de confort pour les 3-4 jours que durera l'événement. On est en plein bois, sans commodités directes. On se prépare. Première étape.


On sent le détail dans l'organisation, ya des sites préparés pour des feux de joie ici et là, des poubelles aux endroits stratégiques sur les sentiers boueux, des toilettes sèches adéquates. Imaginez, déjà près de 1000 tentes, parsemées ici et là, avec des îlots à certains endroits. Et demain ce sera encore plus d'humains.

Deuxième étape. Dormir avant. Se réveiller en pleine nuit, minuit au plus tôt, une heure du mat' c'est meilleur. Peu importe où l'on pieute, la musique s'introduit dans la réalité constante du moment. Toujours présente. Tellement que je sais par expérience que le rythme me restera longtemps en tête après le retour.

Marcher dans le noir avec nos frontales ou lampes de poche, pour se rendre au "main stage", passer toutes ces maisons temporaires, certaines affichant leur couleur, d'autres en amalgame d'amitié; on avance avec anticipation, c'est le moment que je préfère. Après 20 minutes de marche environ, on peut sentir l'énergie qui se dégage de la foule, on prend le temps de l'absorber.

Et là, la célébration commence. Ça sent le vent et la forêt, ça sent le gazon humide et piétiné, ça sent l'encens, ça sent les gens. Et la musique rythme les mouvements des corps, peu importe, instinctivement, bouger. Se laisser porter, se laisser envahir, faire symbiose avec les autres dans la louange du moment. Le maître de cérémonie nous guide et alimente notre plaisir au gré de son inspiration.

Et pendant tout ce temps, certaines escapades sont possibles; faire un tour au "chill" est un must. Parfois, ça devient une illumination; parfois il y a un côté plus expérimental qui ne vibre pas nécessairement aux mêmes fréquences, mais nourrit quand même. Aller aux toilettes devient aussi une aventure. Le recul, le chemin, les croisements, les rencontres, tout est incertain et possible, mais surtout, toujours agréable et pas inquiétant.

Une lueur s'installe tranquillement, le soleil ou sa lumière arrive à la fête. C'est souvent un moment intense, où tous en transe on assiste à un nouveau jour ensemble. On prend conscience de la profondeur de notre ravissement.

La prière se termine pour moi quelques heures après le lever du jour; troisième étape. Se préparer au sommeil, encore dans le rythme et la musique omniprésente, sachant le plaisir et la ferveur tout près.....Je m'endors dans les bras de Gaïa et je m'apaise au son de son coeur qui bat.

Et demain ça recommence. Un autre jour d'exaltation.

dimanche 20 juillet 2008

L'appel de la nature

Le privilège d'habiter un espace où il est possible de respirer la pluie dans les arbres et dans un regard porté au loin, devenir la brume dans les champs; y voir l'horizon et assister aux variations teintées du ciel selon l'humeur de la journée. Une humidité persistante en odeurs et en couleurs qui se dégagent, réconfortant la partie vivante en soi. Simple et équilibré, avec des tentatives de tentations tendancieuses simplement évoquées, le ludique tel qu'invoqué se réconcilie et s'apaise devant tant de grâce. L'inassouvi s'abreuve, s'enivre et retrouve la raison. L'appel de la nature.

vendredi 18 juillet 2008


Source d'énergie créatrice

mardi 15 juillet 2008

Pré-texte

Voilà. J'y suis.
Entre deux amusements, je vous offre les fruits de mes égarements.
Pour votre plaisir et le mien. Subtilement,
J'aimerais partager la mie en bouche,
Le vin et le câlin coquin, l'oeil à l'envers et le corps fiévreux
La main affamée, le souffle coupé et le dos arqué;
Prenez plaisir, écoutez les onomatopées qui s'échappent,
Qui s'envolent,
Drapant de leur musique.