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samedi 16 octobre 2010

Tough love

"Hear my plea" par Redeemer of light sur deviantart.com "
Pour me défendre j'ai dû me mettre à nu. Mais je n'ai jamais pu le faire complètement, par instinct de survie. C'est extrême et tordu.

J'aurais perdu mon innocence si je ne m'y étais accrochée. Malgré mes efforts, je n'en suis plus loin et je résiste; c'est encore plus fort que moi.
Là j'abdique ou presque. je sais que je perds pieds mais je dois laisser aller pour amorcer ma survie, ne pas avoir peur de la vie qui devrait suivre, normalement. Un moment donné ça doit arriver.

Essayer d'être forte me nuit. Mais j'ai toujours eu cette trace de fragilité charmante dont je ne peux finalement exclure de ma personne. Mon pire ennemi, c'est moi. C'est excessif.

J'suis une manipulatrice, instinctivement. Me l'admettre a été long finalement. J'ai pourtant tout pour que ça fonctionne.

Ce n'est pas un refus. C'est l'instinct. Mais là, j'ai envie de disparaître, de me perdre, de m'annuler. Je n'ai pas le choix de fonctionner et ça exige tous mes efforts. Je dois combattre. Il faut que je passe à travers tous ces voiles, tous ces deuils, mais j'en suis empêchée pour des raisons administratives, financières et organisationnelles. Et toxicologiques, je dois l'admettre.

Inadéquate, hors normes, hors sujet. J'existe, altérée en ce moment.

mardi 24 février 2009

Deuil premier

J'étais forte de ma douance
J'étais fougueuse dans mon charme
Repoussant les limites à outrance
Ignorante des signaux d'alarme

(J'ai pris contact maladroitement avec mon corps)

C'est un nuage qui me portait dans la douceur et la confiance
Me portant au-delà de moi, par amour et persévérance
Tous les possibles semblaient à portée
J'ai sauté et me suis précipitée à me briser

Ces affronts, ces humiliations, ces inquiétantes fascinations
M'enfonçant dans un fond de moi aquiesçante et sans peur
Chaque coup repoussant les limites de l'intime profondeur
Implacablement puissant, parfois subtil et surtout sans pardon

J'ai succombée à un étrange en pays étranger
(J'ai succombée à des étrangers en pays étranges)
Des lunes et des miels suscitant l'éclosion et l'échange
Des dunes de fiel, séduisants bonbons aveuglant la conscience,
Une nuit, et j'ai eu le don de vie en conséquence
J'ai compris que j'étais seule sous une lumière incandescente
J'en ai voulu à mon corps et à mon genre de cette souffrance

(16 semaines...26 ans aujourd'hui)

C'était le premier deuil de l'enfant en moi.
Deuil de l'enfant-moi....deuil du premier enfant de moi
Simultanément.

jeudi 15 janvier 2009

Gaza


Je regarde autour de moi, je vois et j'entends.

Ici et au loin, entre les hommes sur ce monde.

Qui est mon seul monde.

Et si on n'avait pas encore compris ce qu'est le véritable amour? Saura-t-on un jour?

Tout part de soi, aimons à n'en plus finir pour contrer l'infâme, séduire les âmes et ultimement abandonner les armes.
Image: "Love" de Arlek-in

jeudi 31 juillet 2008

Variations sombres - Roadkill

Dans la lumière blafarde de mes phares je vois ses yeux, sa tête qui dodeline, il se vide de sa vie. Ça vient tout juste d'arriver sûrement. J'ai pu apercevoir le bas de son corps complètement aplati et difforme sur l'asphalte mouillée, mais il se maintient tête haute avec ses membres supérieurs, dans un ultime effort pour fuir, l'instinct de survie intact en apercevant l'assassin que je conduis. Un coup de poignard me transperce, je ne fais qu'un soudainement avec cet être mortellement blessé. J'ai mal.

Chavirée, j'évolue tel un "shapeshifter" de l'intérieur, tanguant dans la mouvance, errant au gré des sensations, m'attardant pour un temps plus ou moins long, c'est selon. La vérité est mienne pourtant "at the core". Hardcore. Encore.

La mince cloison me permet le vagabondage entre les deux mondes qui cohabitent. Point de tiraillements, j'aime et j'existe en eux; par eux, mon chemin est balisé. Je rationalise enfin.

Gloomy, you might say. Le pire est d'envisager l'écrasement répétitif par le caoutchouc, les restes gluants qui s'incrustent, l'absence d'intérêt de l'humain envahissant, qui viole sans considération. Vive le déssèchement au soleil, la digestion des asticots, le picossement des charognards qui ramènent là où il faut, digne retour à la source, permettant la vie.

dimanche 20 juillet 2008

Variations sombres 1

Tâter du côté sombre. Là où violence pure danse sans but.
Elle s'alimente et se gonfle, se sustend et se replie.
Des tentatives de tentations, mitraillent et martèlent, tara tatata,

l'armure de mon être.

Certaines glissent et se faufilent dans les fissures, fentes et failles,
Là se joue l'ultime bataille.
Inlassablement, tel Syssiphe, reprendre les armes et vaincre,
Perpétuellement convaincu que c'est l'unique avenue.