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vendredi 15 janvier 2010

Besoin


Je suis gant de crin et dents de scie,
Et mes cordes impatientes se tendent en attente.
Me cambrant tel un arc , je sens ta flèche dans mon dos
Mon néant à la demie qui ne demande qu'à s'animer,
Qu'à s'emplir à la volée, qu'à s'assouvir à peine voilé
Empaume mon âtre, meule mes crêtes et mes arêtes
Que ta lance m'empale à la mi-temps dans le jeu de l'arène. J'ai besoin de toi pour atteindre la cible et imploser
Image: "Implosion phenomenon" par Delira sur www.deviantart.com

jeudi 8 octobre 2009

et vont les cordes...


Sens mon chant qui chuchote
Qui joue de moi, qui me dévore, lancinant
Joute charnelle si justement charmante
Qui induit le gonflement de mon doux girofle
Ronde, à point, mûre et odorante
Désire m'abreuver à ton zeste de bergamote

Le mi en mineur m'émeut
Les marteaux sur les cordes m'enchantent,
Mais l'archet qui m'égrise doucement
Me requière de ne cesser de danser, en feu

Piaffe sans attendre
Puise en mon centre
Parle-moi d'indécence

Étourderie permanente qui perd pied dans la pente

....et pètent les cordes exacerbées!

Image: "Climax" par Sweet Nightmares Dear sur deviantart.com

vendredi 29 mai 2009

Désir

Mon corps-violoncelle, se languissant de l'archet et de son toucher,
Telles les pierres de ces temps reculés,
Qui, par frottements inlassables engendrait le feu
Cette étincelle sinueuse et mélodique éclatant de mon milieu
Rostropovitch manoeuvrant mon mouvement,
Ainsi que les arbres dans leur danse offerte au vent
Je veux apaisement dans la friction de ces cordes, de ces ligaments
Grisée dans un abandon intense glissant sur les notes qui s'étirent langoureusement.....
Sa musique caresse mon âme dans un délicat baiser de plume
Atteignant l'essence de la vie et de ce qui pour moi, l'allume
J'offre sans retenue mon moi dans cet élan porté par la musique
Dans une fantaisie d'intentions gourmandes et affamées dans ses caprices

En accord, dans un mouvement adagio pour viola d'amore
Que surgisse le plaisir et le désir dans la salacité
Compose ces airs d'amour et d'émoi

Oui, joue de moi!


Image, "Cello" de Acro sur http://www.déviantart.com/

lundi 24 novembre 2008

S'y en hisse

Les rythmes discordants de la vie s'assourdissent
Dans le brouillard persistant de mon esprit barbelé
Les thèmes récurrents en spectres diffus m'envahissent
Hurlant en silence mes tourments fissurés
Mes fleurs piétinées tournent au gris et crissent
Éclaboussant d'amertume ce matin de gelée
Bravant la conquête des espoirs qui s'affadissent
Mon arbre craque et grince dans le vent esseulé
Mais en éclats perlés mes sourires t'avertissent
Que charme et résilience me sont atouts innés

Et dans ma cadence inégale tes tambours de se réjouir
Tu t'abîmes dans mes yeux et de m'habiter tu désires

Que d'égos égaux pour parer les artifices qui s'immiscent
Allez, plonge, vagabonde et goûte le suplice des délices
Qui logent dans le précipice de ma cuisse initiatrice

jeudi 13 novembre 2008

Bleu Blanc Rouge érotique

Je contemple ses yeux si savamment colorés. Une lumière qui la met à nu et qui circonscrit dans une transparence éloquente. Recueillement devant cette féminitude dans l'ombre bleutée. Les blues et les bleus fondent et je m'indiscipline. Je n'y vois que du bleu. Profondément, j'aspire.
Je prends le drap blanc et j'en couvre une partie du corps. SON corps. Aucun son que l'accélération du souffle, culminant éventuellement en symbiose. Un silence. J'ai un blanc. La où un temps s'affole. Blanc. La couleur de ma chair.
Rouge d'anticipation, de hâte, de ferveur. J'aime, tu es, ... et je n'hésite pas. Et je sais que c'est comme ça. L'attirance, la jouissance, ....la vie! J'ai embrassé le rouge et mon ange est apparu. Rouge d'envie? Michaëlle? Raphaëlle?
Rouge sang....Bela, save me.
... et je l'ai vu dans ses yeux.

vendredi 7 novembre 2008

Soif

D'une audacieuse danse la séduire
En quête de lubrique réciprocité,
Voir le désir subtilement y luire
Ainsi la proie succombe, charmée


Et là....

Dévêtir d'un doigt son velour voilé,
Mon vent survolant son ventre jusqu'à sa voûte,
Volupté en volutes absoutes,
Ajoute au voeu de lascives vérités.

Dis, vague, qui lèche ma rive envoûtée,
Mes montagnes entre tes maintes mains,
En divaguant, tu me dérives au loin?
De mon émoi tout en moiteur tu seras abreuvée.

samedi 11 octobre 2008

Souffle percussif

Tu peux te pencher et t'épancher, je suis là et non lasse, je me prélasse.
Tu me courtises et tu m'attises à tâtons, en quête de gratifications.

Troublé par la douceur de mon cashemire, tu te vautres de ma chaleur
Tourmenté par un tenace désir, tu transgresses les ramparts de ma fleur
Tant cette moelleuse moiteur te réconforte, tu te nourris de mon plaisir famélique
Tes feuilles étincelantes dans leur danse extatique
Tu tressailles sous mes touchers parcourant ton arbre
Tu te liquéfies dans mes courbes douces qui se cabrent...

Tu sentiras mon coeur battre et s'affoler dans ta bouche,
Il t'appartiendra cependant l'espace d'un souffle.

jeudi 18 septembre 2008

Candy - Épisode 62

Dès le départ, il y a les instructions. Cette fois-ci, très précises. Il veut que j'alimente son imaginaire de dominé. Décrivant la pièce où il se trouve, énumérant ce qu'il a à portée et apporté, spécifiant les jouets qu'il possède: un de configuration standard, un autre muni d'une ventouse, "il est donc possible de le faire coller au mur ?", que je demande. "Oui, ou sur le plancher". Finalement, l'ultra-long. Subtilement, je saisis que ce dernier appareil provoque un effet certain, juste en l'écoutant me le décrire. Depuis le début de la conversation, le ton est très neutre, presque froid. On travaille le squelette du scénario ensemble, on est en "affaires". On établit les paramètres du jeu qui correspondent aux caractéristiques voulues. Mais je sens des indications voilées, des attentes camouflées dans l'altération de sa respiration, à mesure qu'on peaufine. Ok, que je me dis. J'ai carte blanche pour une histoire de domination, faisons travailler l'imagination. Rapides réflexions, mise en situation, .....une grande respiration.
J'aborde tout-de-go la position et exige la nudité. "Ouvre la fenêtre, je veux que tu aies froid. Et par terre sur le carrelage! " Il me répète sa soumission à toutes demandes. Je continue à décrire les gestes à poser, il s'impatiente, me trouvant trop lente. "Écoute, donne moi du jus, dis-moi ce que tu ressens, j'ai besoin d'images pour mes sens". Il se lamente encore alors je me fâche. "Y a-t-il des épingles ou élastiques dans ta salle de bain? Du Vicks, de l'alcool à friction?". Et là de me faire tortionnaire et j'abuse cyniquement. J'ai l'idée d'une sculpture alors; je le dirige pour accomplir mon oeuvre. "Est-ce que ton mur est en céramique? Alors place la ventouse sur le mur à bonne hauteur. Mets un élastique à tes bijoux et à quatre pattes, libère une main pour te mettre le standard dans la bouche. Pour compléter, recule pour introduire le dard dans tes fesses". Tout heureux de s'accomplir, je lui ordonne de bouger et d'y aller à fond, ce qu'il fait avec toute une trame sonore; ça le comble finalement. Et moi de me régaler du travail accompli, avec en tête l'image de cet homme accroupi dans sa salle de bain, quelque part sur l'île, résultat de ma créative lubricité. Je rie et passe à l'autre appel.

samedi 23 août 2008

Les leçons - Candy

Candy a appris "sur le tas". Savoir moduler la voix, la rendre chaude, invitante. Reconnaître dès les premières paroles, où en est le client dans sa démarche lubrique et s'y adapter. Construire un style pour la fidélisation. S'approprier un certain vocabulaire et développer l'imaginaire dans le domaine de la luxure.

"Bonsoir..... qu'est-ce que tu fais, là?"
Ça, c'est ma phrase standard de premier contact. Notez que cette simple formule contient tous les éléments qui permettront l'amorce d'un travail bien fait. Le "Bonsoir", dit d'un ton mielleux, grave et doux, s'étirant sur la dernière syllabe. Ça meuble langoureusement le décor. Ensuite, la question qui laisse sous-entendre une anticipation, l'intonation devenant légèrement coquine et suave. D'emblée, on veut mettre à l'aise, affirmer notre présence et suggérer notre ouverture. À partir de là, tout est possible.

En général, le client typique de Candy a déjà mis la machine en marche avant de composer le numéro, et il le spécifie en haletant, sur un fond de bruits rythmés et mouillés. Intimidant les premières fois. Souvent, le seul fait d'entendre une voix féminine fait éclore le bourgeon. Pas trop exigeant. D'autres vont solliciter la participation immédiate au même stade que le leur. Faut être crédible, avoir une certaine imagination et entrer dans le jeu rapidement. Certains veulent des images, crues, directes, concrètes pour alimenter le fantasme. Et là de me décrire, en améliorant certains détails (si peu): " J'ai les cheveux de telle couleur, les yeux de telle couleur, je pèse tant, je mesure tant et je porte du ...... (taille de soutien-gorge, bien sûr)".
Ces cinq caractéristiques de base s'avèrent généralement suffisantes. Quoique je me suis déjà fait demandé à quelques reprises d'élaborer sur d'autres parties de mon anatomie, les plus privées, ça va de soi. Je tente de demeurer le plus près possible de la réalité dans mes descriptions, ayant appris assez vite que c'était plus facile pour moi, et surtout, moins mélangeant au fil des appels.
Pour les mieux nantis ou ceux qui s'en foutent (comprendre qu'ils ne mettent pas de contrainte de temps ou d'argent, ils veulent "la totale" ), le défi peut être plus grand. Il faut démontrer qu'on a le désir à fleur de peau. Décrire ce qu'on fait, ce qu'on ferait, ce qu'on lui fait. Là c'est le nerf de la guerre, le vrai travail de performance, l'exploitation de l'imagination sans réserve et sans pudeur. Je me fais prendre au jeu selon l'humeur, et bien sûr, selon le "monsieur" du moment, il faut bien avoir du plaisir en travaillant quand ça se présente si opportunément!
La fin se présente plus souvent qu'autrement par le "clic" de l'appareil remis à sa place par l'interlocuteur. Mais j'apprécie énormément les "Merci ma belle", "Mmmm, c'était bon", "Bonne nuit et merci", etc, de ces messieurs élégants et reconnaissants. Ils vont revenir, je le sais.
J'aime bien penser que j'ai mis un peu de bonheur dans la vie de ces gens, même les connards, les machos, les vulgaires rapaces impotents. Je les ai fait rêver et jouir, seulement avec ma voix et ma savante candeur voilée.
Candy, soupire, s'assoupit et rêve au prince charmant.

samedi 16 août 2008

La danse de l'incube

"....il apparaît dans l'ombre; l'ombre grise et blafarde. Je peux distinguer son corps, ses muscles et son envie. L'angle de la caméra lui permet de montrer son visage à sa guise, sinon, on le voit du cou à mi-cuisse. Un décor neutre, sans histoire, sans détails, volontairement je présume. Il tente de me séduire, fluidité de mouvements et maîtrise des délices de son corps. Il se dévoile à moi, se dévêt pour moi, se touche pour moi. Je peux tout voir, mais à un certain rythme préétabli par lui. Je joue la voyeuse et me repais. L'offre est alléchante. Je suis rivée à mon écran, et j'écris en même temps. Il aime son corps, en est fier, et pour cause....éveil de tentations et de désirs. Oserais-je?
....il revient, m'écrit pour se rassurer sur mon plaisir, sur mes attentes. Soucieux de plaire. Son membre invitant m'inspire. Je l'encourage dans son mouvement. Il se branle activement, langoureusement, honorant son sexe, célébrant les sens. J'aime la sensation de chaleur qui se dégage et se répand en moi, chatouillant au passage jusqu'à ma peau, exacerbant le désir de contact physique.
J'ai peine à me détacher, mais l'exultation persiste......je poursuivrai dans l'antre de mon nid cette flambée platonique....je sais qu'il sera là dans mon sommeil, l'objet de mon désir"

jeudi 7 août 2008

Objet de plaisirs

"Je le veux sous moi cette fois. À ma merci, à ma volonté, à ma fantaisie. Je le regarde droit dans le yeux et lui demande de se caresser, tranquillement. Je ne bouge pas et je le fixe. Même à un mètre, je perçois le plaisir de son corps. Je m'approche mais, ...interdit de me toucher! Je chatouille sa peau avec mes cheveux, mon nez humant son odeur épicée, je souffle ici et là pour le voir tressaillir. Sa main s'agite sur son dard qui mouille déjà au bout. J'ai juste envie d'y passer ma langue et recueillir le tiède nectar. Il reconnaît mon désir et soulève un peu le bassin....patience! Je glisse mes lèvres dans le tendre de l'intérieur de sa cuisse, bouche légèrement entrouverte pour mieux goûter et mordiller doucement.

Je m'éloigne et m'asseoie sur les talons, les genoux éloignés. Je constate son abandon et je veux profiter de son suplice. Je l'enveloppe du regard et de ma main j'effleure mon pubis; mes doigts se mouillent et barbouillent mon entrejambe. Il soutient mon regard tout en poursuivant son mouvement de main un peu plus rapidement. Il me veut. Mais je dirige.

J'hésite entre humecter sa jambe de mon jus, la crête de son tibia bien placé dans le creux de ma fleur, m'exciter avec son pied. Ou encore, le masturber entre mes seins, la pointe durcie de mes mamelons s'humectant à son gland. Hmmm....Tellement de possibilités......"

vendredi 1 août 2008

My little fluffy cloud


Vive le vent!

Le vent chaud et humide qui caresse les épaules et qui se faufile sous les cheveux jusque dans le cou

La caresse tendre et douce qui aiguise l'épiderme frissonnant et, soumise tout-à-coup

La peau ainsi électrisée suggère l'abandon.

Étonnant le chemin parcouru si rapidement du désir juste par le toucher de mes doigts et de leur action.

L'agilité et le mouvement instinctif du corps bientôt envoûté,

Le rythme dansant et chatouillant du plaisir qui se meut ainsi manoeuvré

Tête renversée, je deviens l'étoile dans le ciel de ton monde.

Et je brille.

Vive la communion des éléments dans cet espace-temps de mon idylle!

samedi 26 juillet 2008

Félicité

"....soutenir son regard pénétrant m'allume déjà. Seulement quelques minutes dans son espace et sa proximité physique, les effleurements et subtils touchers produisent déjà une énergie peu commune. On parle, on se regarde, on se sourit, je ne me souviens pas des mots échangés, seulement que sa voix me berce et mon corps anticipe, car il reconnaît le sien, et veut réduire la distance entre nous, fébrile. Je me vautre dans cette attente qui souffle doucement sur la braise. On se contrôle pour l'instant. Mais je sais ce que sa bouche peut faire.

N'y plus tenir, c'est ce qui est arrivé, comme 2 aimants. Je me revoie, vibrante, enveloppée par ses ailes, impatiente de son toucher, goûtant sa bouche, l'odeur et l'humidité de sa peau, la beauté de son entrejambe. J'adore nos baisers tendres qui se transforment en communion d'avidité vertigineuse de désir. Je le sens aussi frappé que moi par la force de l'attraction, de par ses yeux embrumés et son souffle haletant, comme moi. Pour un instant, reprendre un semblant de maîtrise de nos sens.

On se croise dans le corridor et il me plaque contre le mur, m'assaille de sa force et m'envahit de ses doigts. Ces doigts qui me fouillent et qui, entre mes lèvres, se mouillent , sa tête qui passe de ma bouche à mon sein.....Tels que pris dans une vague, encore une fois, on accuse le coup et on se resaisit un peu, reprenant pieds.

Il veut s'alimenter de mon plaisir, moi je veux l'englober, une lutte s'engage, délectations et délices de la moiteur dans laquelle on glisse. Son odeur, son goût et son toucher m'ennivrent, je me repais. Pendant un temps, je ne suis que l'instrument, et il compose sa musique avec ardeur, presqu'acharnement; je me perds et je m'égare, perdant toute notion de lieu et de temps.

On forme un oeuf, se goûtant goulûment réciproquement. Alternance d'éclairs qui me traversent et de prise conscience de la rigidité de son membre dans ma bouche. On joue à se relancer la volupté dans cet échange ardent.

Mon centre est manipulé avec doigté, chacun le nôtre, et je sens la chaleur de son visage tout près, de ses yeux et de cette langue qui m'attisent; là, j'arrive à destination dans un ultime tremblement, un feu d'artifice dans le corps, provenant de mon sexe et qui se répand jusqu'aux bouts de mes doigts, jusqu'à la racine des cheveux, jusqu'aux orteils. Quel contentement! Quelle victoire!

Tout chaud et désireux encore, mon corps courtise; ma main caresse et ma bouche savoure, ses gémissements me guident; sans trop laisser de temps, je le veux là, dans les profondeurs aimantes de mon tunnel inondé. Oh, que j'aime la sensation de plénitude quand son sexe vient me combler.

Oui, viens et fais moi sentir les soubresauts et tressaillements de ta jouissance.
Je veux le voir dans tes yeux."