vendredi 15 août 2008

Les leçons - 2

Y'a plein de surnoms qui me reviennent comme ça. Des surnom affectueux qu'on m'a donnés....et qu'on m'offre, sans compter ceux qui viendront! Cocotte, sweetie, Pok!, bébitte, chérie, bella, ma belle, roussette, princesse, puce ou plutôt, ma puce, Amo, la grande, cutie, mon auburn.....

Je les entends encore à l'occasion, ces hommes passés, présents et potentiellement futurs de ma vie. Et ici et là s'intercallent des voix de mâles désincarnées, désirantes, délirantes parfois, mais désillionnées pour la plupart. Ils rêvent à l'amour.


Pour ces derniers, j'ai d'autres noms; 2 rôles, 2 personnalités. Jeanne la douce, à l'oreille attentive et empathique, parfois coquine; Candy la dévergondée impudique qui va directement au but. C'est selon la demande. Mais ils n'ont de moi que ma voix. Ainsi je me donne pour apaiser, je me livre pour partager l'amour dont je suis si généreusement gratifiée. Ce monde irréel témoigne de tellement de solitude étouffante. Par contre, certains échanges sont particulièrement savoureux, en humour, en ironie, en imagination. À partager bientôt avec vous.

lundi 11 août 2008

Sur les chats et sur la mort

Gare au chat!
Charme et mystère. Intelligence et indépendance. Il faut se protéger, ils vous séduisent en un rien de temps. Et l'attitude! Que dire de l'attitude... une arrogante confiance en soi combinée à un émerveillement et un amour plein de candeur. Mais attention, la suffisance persiste.
J'aime le plaisir des caresses, la notion de territoire (dans le sens de "qui est accepté dans mon environnement et qui ne l'est pas"; pourquoi je le précise? Bonne question!), la vivacité et l'amusement dans le jeu du prédateur, l'instinct de combattant. Les félins possèdent selon moi la capacité d'illustrer admirablement ces qualités. Et ils ont 9 vies. En parallèle, pourrait-on croire que les événements majeurs de nos histoires respectives soient des épreuves de "mort"? Je me fie et fais confiance en mes félines affinités dans mes contacts avec la Faucheuse. En voici un épisode sur l'instinct de survie.

Il y a de ces moments où on vit complètement à l'intérieur de soi, d'une façon primordiale, inévitable, inéluctable. Là où on se retrouve seul devant la Mort. Je le sais, j'y étais. Même pas par choix.
Elle est sournoise la Mort, et sans-gêne; elle arrive sans invitation, subrepticement. J'ai eu le privilège de la voir venir et elle m'a donné une chance.

Sur le moment, les stratégies surgissent par simple nécessité de garder conscience; l'urgence de conserver le contact avec le monde extérieur qui se manifeste en une litanie persistante dans l'esprit qui lutte pour s'exprimer.
Simultanément, la beauté des connexions synaptiques qui organisent le plan de base de survie vient renforcer, pour le survivant, la compréhension et l'amour de l'humanité. Efficace aussi, le vaisseau carné. Son mécanisme de mise marche du système de défenses et de protections agit de lui-même de son côté; c'est un travail d'équipe. Unité du corps et de l'esprit dans l'ultime combat!

La lumière diffuse qui s'éloigne furtivement pour faire place au néant. Puiser dans l'énergie qui fuit, qui s'enfuit si rapidement, creuser à des profondeurs inconnues jusqu'à présent. Ai-je découvert mon âme?

La mort m'a offert la résilience, l'émerveillement, l'endurance et surtout, l'amour de moi et de mon univers pour un autre temps.

Paradoxalement, avant de me retrouvée seule devant la mort, le point de départ était de donner la vie. Une vie prématurément morte qui me tuait et m'assassinait inexorablement. Et on reste marqué à vie par la mort. En vérité je vous le dis!





jeudi 7 août 2008

Objet de plaisirs

"Je le veux sous moi cette fois. À ma merci, à ma volonté, à ma fantaisie. Je le regarde droit dans le yeux et lui demande de se caresser, tranquillement. Je ne bouge pas et je le fixe. Même à un mètre, je perçois le plaisir de son corps. Je m'approche mais, ...interdit de me toucher! Je chatouille sa peau avec mes cheveux, mon nez humant son odeur épicée, je souffle ici et là pour le voir tressaillir. Sa main s'agite sur son dard qui mouille déjà au bout. J'ai juste envie d'y passer ma langue et recueillir le tiède nectar. Il reconnaît mon désir et soulève un peu le bassin....patience! Je glisse mes lèvres dans le tendre de l'intérieur de sa cuisse, bouche légèrement entrouverte pour mieux goûter et mordiller doucement.

Je m'éloigne et m'asseoie sur les talons, les genoux éloignés. Je constate son abandon et je veux profiter de son suplice. Je l'enveloppe du regard et de ma main j'effleure mon pubis; mes doigts se mouillent et barbouillent mon entrejambe. Il soutient mon regard tout en poursuivant son mouvement de main un peu plus rapidement. Il me veut. Mais je dirige.

J'hésite entre humecter sa jambe de mon jus, la crête de son tibia bien placé dans le creux de ma fleur, m'exciter avec son pied. Ou encore, le masturber entre mes seins, la pointe durcie de mes mamelons s'humectant à son gland. Hmmm....Tellement de possibilités......"

Les leçons - 1

La luminosité me sied. Je m'installe confortablement, j'ai la télé ou la musique, selon l'humeur. Je mets le téléphone à portée, un verre de vin, mes clopes pas loin. Je prépare mon carnet, pour les annotations et les codes, le temps écoulé, le type d'appel, le prénom. Grande respiration. Je me branche.

Ça prend rarement plus de 10 minutes avant un premier appel. Mes habitués sont aux aguets, ils me guettent, ce sont des familiers, pas compliqués, je sais ce qu'ils veulent, chacun. Et je leur donne. Ils le savent, ils me connaissent. Moi de même.

Étrangement, il s'installe une sorte d'entente tacite du rôle de chacun, particulière à chaque échange; ça devient un art. J'en aime le défi, le travail exigé, et je me fais plaisir souvent. C'est un côté de la médaille.

Cependant, l'étiquette d'appels érotiques est une devanture. Si souvent, la conversation peut prendre une tournure de tentatives de proximité, pour briser l'isolement. C'est touchant. Et troublant.

Je vous raconterai bientôt. Si la vie vous intéresse.....

mardi 5 août 2008

Qu'est-ce?

Une réciprocité quasi immédiate, un engouement commun, un bien-être partagé, un désir constamment sous-jacent, du plaisir dans les mots et dans le corps, et surtout, la simplicité des échanges, le respect et la louange des différences.

dimanche 3 août 2008

Rituel



C'est grand, c'est vaste, c'est loin et c'est dans la nature, avec une rivière accessible pour la baignade. C'est parfait. Tous arrivent avec bagages, à des degrés divers de confort pour les 3-4 jours que durera l'événement. On est en plein bois, sans commodités directes. On se prépare. Première étape.


On sent le détail dans l'organisation, ya des sites préparés pour des feux de joie ici et là, des poubelles aux endroits stratégiques sur les sentiers boueux, des toilettes sèches adéquates. Imaginez, déjà près de 1000 tentes, parsemées ici et là, avec des îlots à certains endroits. Et demain ce sera encore plus d'humains.

Deuxième étape. Dormir avant. Se réveiller en pleine nuit, minuit au plus tôt, une heure du mat' c'est meilleur. Peu importe où l'on pieute, la musique s'introduit dans la réalité constante du moment. Toujours présente. Tellement que je sais par expérience que le rythme me restera longtemps en tête après le retour.

Marcher dans le noir avec nos frontales ou lampes de poche, pour se rendre au "main stage", passer toutes ces maisons temporaires, certaines affichant leur couleur, d'autres en amalgame d'amitié; on avance avec anticipation, c'est le moment que je préfère. Après 20 minutes de marche environ, on peut sentir l'énergie qui se dégage de la foule, on prend le temps de l'absorber.

Et là, la célébration commence. Ça sent le vent et la forêt, ça sent le gazon humide et piétiné, ça sent l'encens, ça sent les gens. Et la musique rythme les mouvements des corps, peu importe, instinctivement, bouger. Se laisser porter, se laisser envahir, faire symbiose avec les autres dans la louange du moment. Le maître de cérémonie nous guide et alimente notre plaisir au gré de son inspiration.

Et pendant tout ce temps, certaines escapades sont possibles; faire un tour au "chill" est un must. Parfois, ça devient une illumination; parfois il y a un côté plus expérimental qui ne vibre pas nécessairement aux mêmes fréquences, mais nourrit quand même. Aller aux toilettes devient aussi une aventure. Le recul, le chemin, les croisements, les rencontres, tout est incertain et possible, mais surtout, toujours agréable et pas inquiétant.

Une lueur s'installe tranquillement, le soleil ou sa lumière arrive à la fête. C'est souvent un moment intense, où tous en transe on assiste à un nouveau jour ensemble. On prend conscience de la profondeur de notre ravissement.

La prière se termine pour moi quelques heures après le lever du jour; troisième étape. Se préparer au sommeil, encore dans le rythme et la musique omniprésente, sachant le plaisir et la ferveur tout près.....Je m'endors dans les bras de Gaïa et je m'apaise au son de son coeur qui bat.

Et demain ça recommence. Un autre jour d'exaltation.

vendredi 1 août 2008

My little fluffy cloud


Vive le vent!

Le vent chaud et humide qui caresse les épaules et qui se faufile sous les cheveux jusque dans le cou

La caresse tendre et douce qui aiguise l'épiderme frissonnant et, soumise tout-à-coup

La peau ainsi électrisée suggère l'abandon.

Étonnant le chemin parcouru si rapidement du désir juste par le toucher de mes doigts et de leur action.

L'agilité et le mouvement instinctif du corps bientôt envoûté,

Le rythme dansant et chatouillant du plaisir qui se meut ainsi manoeuvré

Tête renversée, je deviens l'étoile dans le ciel de ton monde.

Et je brille.

Vive la communion des éléments dans cet espace-temps de mon idylle!